[VOYAGE] Expérience de « slow travel » à Sayulita

Article écrit pour Nomade Magazine

 

Féru de longboard, de yoga ou de slow travel? En amour avec la culture mexicaine? Une envie de voyager tout en se plongeant dans une communauté locale ? Envie d’expérimenter une vie dans un environnement un tantinet « hippie »? Alors Sayulita, petit village du Pacifique mexicain est probablement fait pour toi.

Dès notre arrivée en fanfare, nous avions compris que l’on poserait nos valises. Animé, coloré et joyeux, le pueblo de Sayulita respire le soleil et la bonne humeur. C’est peut-être toutes ces raisons qui ont donné à ce village sa réputation et, ce, à travers tout le Mexique. À vrai dire, la communauté longboard du monde entier est attirée par ce petit bout de terre mexicain niché entre une nature luxuriante et l’océan Pacifique dessiné par les jolies courbes des vagues.

Arrivés de nuit, du moins en soirée, on ne s’attendait pourtant pas à une telle déception, malgré tout ce qu’on avait entendu. En réalité, la déception concernait le logement. Il s’avère que de nombreux expatriés avaient vécu le même type d’histoire. En ce qui nous concernait, outre la saleté outrancière, il n’y avait ni gaz, ni internet. En bref, pour ne pas avoir affaire à de mauvaises surprises, mieux vaut prospecter sur place… Avec le temps, et l’idée que nous étions en vacances, nous avons fini par passé outre… Surtout que, ce soir-là, je venais de retrouver une amie québécoise très chère que je n’avais pas vue depuis près de deux ans, lorsque j’avais quitté la Belle-Province.

Cette même soirée, les bars et restaurants étaient bien animés. Les locaux nous ont dit qu’excepté lundi, mardi et mercredi, c’est la fête tous les jours. Dans tout le village résonne telle une quincophonie, de la musique de toutes parts. En termes de goûts musicaux, il y a de tout :  rock, musique latine, electro… Les touristes se mêlent joyeusement aux locaux pour discuter, rire et danser. La symbiose particulière témoigne de la particularité de Sayulita.

Au programme, surf, soleil et balades sur les multiples plages sont de mise. En réalité, le quotidien est très largement rythmé par les sessions de surf. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’avais décidé de poser mes valises pour un mois. Expérimenter le slow travel dans un village comme Sayulita apparaît être un bon compromis. Ici, la vie est douce, multiples activités sont à la portée de tous… Aussi, les habitants et les voyageurs tissent des amitiés assez aisément. Facile de discuter et d’échanger, malgré une culture différente, il m’est arrivé de souper chez une famille mexicaine. À vrai dire, ces petites choses ont de l’importance. Comme slow traveller, il est plus aisément possible d’avoir ces expériences que si on était simplement de passage.

Au sein du village, une pléthore de petits cafés, restaurants et stands de nourriture de rues s’offrent aux plus gourmands. Mille et une recettes sont à découvrir parmi lesquelles figurent tacos, quesadillas, burritos, soupe aztèque, nachos, guacamole et bien d’autres délices… Côté paysage, Sayulita et ses alentours ont vraiment plusieurs cordes à leurs arcs. Balades sur les plages interminables, bordées par la jungle touffue où, il faut le dire, poussent quelques hôtels. Coup de foudre garanti à Playa de Los Muertos et La Lancha (à 30 minutes de voiture). Ces deux plages sont beaucoup plus calmes et moins fréquentées que Punta Sayulita.

Des séances de yoga/ramassage de déchets sont souvent organisées. Cela montre aussi que la communauté est active pour l’environnement. Celle-ci rayonne de par sa promiscuité. Ici, tout le monde connaît tout le monde, ce qui facilite grandement les choses. Beaucoup sont prêts à aider sans que rien ne dérange.

Avoir mis le cap sur Sayulita pour expérimenter le « slow travel » est apparu être un bon choix. Ici, on prend le temps de prendre le temps. Le slow travel a l’avantage pour un voyageur de longue durée de faire partie intégrante de la communauté plutôt qu’être simplement « de passage ».

Je finis mon article par une mise en abyme dans mon café favori, El Patio, où Brenda, la barmaid, commence à connaître mes commandes sur le bout des doigts. C’est juste spécial d’écrire sur quelque chose en l’expérimentant au même moment. C’est peut-être juste l’art d’être un nomade, tout simplement.

Que faire à Sayulita et ses alentours?

  • Surf/longboard : Si vous restez un moment, achetez une planche. Ça vaut la peine. C’est très facile de la revendre dans un surf shop local ou sur le groupe Facebook « Sayulita People ».
  • Yoga à Paraiso Yoga, la première école de yoga de Sayulita. Très simple, l’énergie qui s’y dégage est très sympathique. Cours de tous niveaux. Classes sur donations pour des causes locales. Belles expériences.
  • Regarder le coucher de soleil à San Pancho. 20 pesos pour 10 minutes de bus depuis la gare routière de Sayulita. Plage spectaculaire ornée de cocotiers et petits restaurants locaux pour goûter aux produits de la mer.
  • Se baigner à Playa de Los Muertos. Appelée ainsi parce qu’elle est située à côté du cimetière coloré.
  • Aller voir la magnifique plage de La Lancha. Les vagues y sont incroyables et le lieu est beaucoup moins fréquenté que Sayulita. Petit bonus pour les surfeurs : il est très facile de distinguer des tortues nager à côté de nous.
  • Les dimanches, aller au marché artisanal de La Cruz. Belle expérience culturelle.
  • Libérer les bébés tortues grâce à une association de protection locale. Tous les jours au coucher du soleil à Sayulita Beach.

 

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